08/08/07
- La police chinoise perquisitionne des chambres de
membres de RSF. L'association de défense
de la presse était venue en Chine pour dénoncer
"le manque de liberté d'expression".
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La
campagne de RSF sur les JO de Pékin (DR) |
Une
douzaine de policiers chinois en civil et en uniforme
ont perquisitionné dans la nuit de lundi à
mardi 7 août dans les chambres d'hôtel à
Pékin de quatre responsables de l'organisation
Reporters sans Frontières. Les membres de l'association
de défense de la presse étaient venus
en Chine pour dénoncer "le manque de liberté
d'expression", a-t-on appris auprès des
intéressés.
"Ils
sont arrivés vers 2h du matin. Je n'ai pas ouvert
mais Robert (NDLR : Ménard, le secrétaire
général de l'organisation) si. J'étais
alors en communication avec lui mais ils lui ont demandé
de couper son portable", a déclaré
à l'AFP Vincent Brossel, coordinateur Asie de
l'organisation de défense de la presse.
Vincent
Brossel a précisé que les téléphones
dans les quatre chambres avaient été coupés,
avant de lui-même ne plus pouvoir être joint.
Tous
les quatre interrogés
Robert
Ménard, qui a pu être contacté peu
après par téléphone, a indiqué
que les policiers étaient finalement intervenus
dans les quatre chambres dont les occupants ont eu à
subir "le même interrogatoire", mené
avec l'aide d'une interprète venue avec les policiers,
qui leur ont cependant assuré qu'"ils ne
rateraient pas leur avion mardi".
"Ils
nous ont notamment demandé si nous savions qu'il
était interdit de manifester sans permission.
On a répondu que c'était interdit ailleurs
aussi mais qu'on le faisait quand-même",
a dit le secrétaire général de
RSF.
Le
groupe de 4 personnes avait organisé lundi une
conférence de presse et une rapide manifestation,
qui n'avait pas été autorisée,
notamment pour demander la libération de "la
centaine de journalistes, internautes et militants de
la liberté d'expression actuellement emprisonnés"
dans le pays.
"Cynisme"
A
l'issue de cette manifestation, une douzaine de journalistes
étrangers qui couvraient l'événement
ont été retenus pendant une heure par
des policiers sur un parking.
Pour
leur action, les membres de RSF arboraient des T-shirts
sur lesquels le symbole des anneaux olympiques était
constitué de menottes.
Robert
Ménard a indiqué que les policiers avaient
demandé ces T-shirts et les affiches de la manifestation.
Comme
de nombreuses autres organisations, RSF avait voulu
célébrer à sa manière le
début du compte à rebours d'ici aux jeux
Olympiques, un an avant leur ouverture le 8 août
2008.
"Il
n'est pas possible de tenir une grande fête du
sport, comme les jeux Olympiques, à l'ombre des
prisons chinoises", avait expliqué Robert
Ménard.
"Pékin
n'a pas tenu ses promesses concernant l'amélioration
de la situation des droits de l'Homme et continue de
faire preuve de cynisme en évoquant l'esprit
olympique", avait-il ajouté. (Avec AFP)
NOUVELOBS.COM
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