La
fierté a une ville... même au soccer
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29/06/2007
Martin Smith
Le Journal de Montréal
Soccer
Tout en brandissant la mince liasse des derniers
billets encore disponibles pour le programme double inaugural
du Mondial junior au Stade olympique, le président
Francis Millien s'est exclamé: «Nous prévoyons
que l'événement sera un grand succès
à Montréal!»
Il
ne manquait que le traditionnel «Si la tendance se
maintient...» pour qu'on ait l'impression qu'un vote
de popularité était en cours entre les six
villes qui accueilleront à partir de samedi la seizième
présentation de la Coupe du monde FIFA U-20.
«Les
autres villes ne pourront jamais atteindre ce qu'on a réussi
à Montréal», a poursuivi fièrement
Millien en s'adressant particulièrement à
Michelle Courchesne et à Francine Sénécal,
respectivement ministre québécoise de l'Éducation
et vice-présidente du comité exécutif
de la Ville de Montréal.
La
fierté a une ville
Ces
remarques, à saveur de «La fierté a
une ville», ont été faites à
l'occasion d'une cérémonie de signature du
livre d'or par les représentants des quatre sélections
nationales basées à Montréal pendant
la ronde initiale.
«Cette
grande manifestation, retransmise dans 140 pays, sera une
autre occasion de démontrer au reste du monde notre
savoir-faire ainsi que le dynamisme de notre vie sportive»,
a poursuivi Francine Sénécal.
Le
comité organisateur local a bénéficié
d'une subvention en argent de 1 M$ de la part du gouvernement
québécois et de 485 000 $ en aide logistique,
technique et promotionnelle de la part du gouvernement municipal.
Montréal
a aussi été aidée par le hasard puisque
le tirage au sort du début mars à Toronto
a permis que «le meilleur et le plus fort groupe»
atterrisse chez nous pour la durée de la ronde initiale.
«L'engouement
est tel que nous avons dû ouvrir le Stade au grand
complet et non pas nous limiter au bol inférieur,
qui peut quand même accueillir 32 000 personnes»,
a indiqué Millien.
Au
niveau des délégations, les États-
Unis étaient les seuls à avoir amené
deux joueurs pour participer à la cérémonie
protocolaire.
La
ministre Courchesne a salué Andre Akpan et Preston
Zimmerman en disant: «Mon coeur est avec l'équipe
du Canada, mais ce serait bien qu'un match oppose votre
équipe à la nôtre dans le cours du tournoi.»
Cette
éventualité pourrait se produire dès
la ronde des huitièmes de finale si le Canada finit
en tête de son groupe et que les Américains
prennent le troisième rang du leur.
Favoris
et accidents de parcours
Évidemment,
à Montréal comme un peu partout au pays, les
Brésiliens sont considérés comme les
grands favoris de ce tournoi.
Mais
même les plus grandes équipes trébuchent
à l'occasion. On l'a vu mercredi soir quand le Mexique
a signé une victoire par blanchissage de 2 à
0 contre le Brésil dans le cadre de la Copa America.
«Nous
sommes très conscients des dangers d'être perçus
comme les favoris, a souligné Francisco Cezario,
chef de la délégation brésilienne.
Nous avons d'ailleurs prévu une réunion avec
les joueurs au cours de laquelle le thème principal
sera qu'il ne faut rien tenir pour acquis et qu'il ne faut
prendre aucun adversaire à la légère.»
Francisco
Cezario et Ricardo Cruz, entraîneur des gardiens de
la jeune Seleçao, étaient au restaurant Bayou
Brésil mercredi soir, en compagnie d'un responsable
des communications du comité organisateur de Montréal,
pour regarder le match de la Copa America.
«Le
gardien mexicain Francisco Ochoa a joué un grand
rôle en effectuant plusieurs arrêts difficiles,
a mentionné Cruz. Mais il ne faut pas oublier que
l'entraîneur Dunga a fait beaucoup de changements
dans notre équipe et qu'il ne peut pas compter sur
Ronaldinho ou Kaka pendant la Copa America.»
Quant
à Francisco Cezario, il préfère voir
un accident de parcours dans cette première défaite
au premier match du Brésil à la Copa America.
«Ce
n'est pas normal que la Seleçao ne marque pas de
buts, a-t-il d'abord noté. Nous avons eu quatre bonnes
occasions et nous n'avons pas marqué, alors que les
Mexicains ont eu deux chances et les ont saisies toutes
les deux.»
Étonnamment,
Cezario est du genre à pécher par excès
de confiance.
«Après
le match de mercredi soir, si le Brésil joue dix
matchs contre le Mexique, il va gagner onze fois!»
dit-il en se mettant à rire de bon coeur.





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