par
Dominique Poirier
31/08/07
- La Capoeira. Un mot probablement inconnu par plusieurs,
mais qui risque de se répandre assez rapidement
chez les amateurs de danse, d’art martial
ou tout simplement de rythme.
«C’est
un phénomène intéressant, encore
peu connu, note André Laprise, directeur
à l’Académie de danse de l’Outaouais.
C’est un phénomène qui est de
la danse, des arts martiaux, mais qui est un phénomène
social en même temps.»
Tirant
ses origines à la fois du Brésil et
du continent africain, la Capoeira est considérée
comme un art martial acrobatique. Les esclaves qui
ont arraché de force de leur Afrique natale
ont créé ce mode d’expression
pour retrouver leur liberté dans un Brésil
qui pourtant, ne leur en offrait aucune.
Il
s’agit donc d’un mode de communication
où s’entremêlent des éléments
de combat, de danse, de rythmes, d’acrobaties
et de musique.
«On
cherche des produits qui sont différents,
explique M. Laprise. Il y a beaucoup d’écoles
de danse urbaine dans la région, et disons
que j’essaie de ne pas piler sur les pieds
des autres!»
La
Capoeira fera son entrée à l’Académie
grâce aux enseignements d’Olivier Duquette,
qui pratique cette discipline depuis 1999 et qui
l’enseigne depuis deux ans.
Les
cours seront offerts en deux temps, d’abord
pour les adolescents de 15 ans et plus, puis pour
les adultes. «Ça prend une certaine
maturité, c’est assez physique»,
mentionne M. Laprise pour expliquer l’absence
de cours destinés aux enfants.
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