Patrick
Lagacé
cyberpresse.ca
11/10/07
-
Je suis assez démonté. Claude LaFrenière,
lecteur de ce blogue, m’a envoyé un lien
sur un sujet qui fait jaser pas mal sur le web :
l’anglais de Pauline Marois.
Je
suis démonté car c’est vraiment un
désastre. L’anglais de Mme Marois ne semble
pas avoir dépassé le stade du « Kick
the ball, Tom – Okay, Sandy ! » de la 4e année.
Ouch. Oui, bon, ok, j’en entends déjà
me dire que de ne pas parler l’anglais n’est
pas un crime, qu’être bilingue n’est
pas une obligation pour quiconque veut travailler au Québec,
que je suis un sale colonisé de même soulever
la chose. Whatever. Mais Mme Marois veut diriger le Québec,
ce qu’on entend sur ces clips est consternant, j’aime
penser que le premier ministre du Québec peut lire
The Economist dans le texte…
Démonté
parce que, bon, Mme Marois n’est pas une deux de
pique, c’est une femme du monde, je croyais qu’elle
était capable de communiquer en anglais, encore
la lingua franca de l’époque. Je le dis sans
aucune méchanceté. Enfin, elle ne l’a
pas appris, elle ne l’a pas appris, que voulez-vous
qu’elle y change, on ne va pas l’envoyer chez
Berlitz, quand même…
J’ai
été salement plus intransigeant avec André
Boisclair qui, dans un moment de tension reliée
à sa consommation de coke, a jadis refusé
de répondre aux questions des journalistes anglais.
Or, Boisclair parle anglais, comprend l’anglais,
a étudié en anglais (à Harvard).
Qu’il refuse de parler anglais alors que la pression
l’accable, pour moi, ce fut le signal d’alarme
ultime…
Mais
j’avoue que dans le cas de Mme Marois, je ne sais
pas trop quoi penser de ses lacunes en anglais. Est-ce
grave ? Est-ce bénin ? Oui, bien sûr, elle
pourrait avoir, hypothétiquement, à rassurer
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