07/02/07 - Monica Freire présente sa Bahiatronica
demain soir à la Maison des arts de Laval.
Jusqu'à
récemment, les Japonais la connaissaient plus que les Québécois
ou les Brésiliens! Depuis qu'elle a peaufiné ce
style tant recherché, récemment, entre électronique
et acoustique, entre guitares et percussions, le nom de Monica
Freire est devenu gage d'intégrité et de talent
brut.
La
chanteuse a remporté le Félix d'album de l'année
au dernier Gala de l'ADISQ, catégorie Musique du monde.
Avec son trio, elle poursuit sa tournée, entreprise après
la parution de son album Bahiatronica.
Poussant
plus loin les sonorités électroniques développées
ces dernières années, la musicienne renoue aujourd'hui
avec ces airs de guitare qu'elle jouait dans les carnavals des
rues du Brésil, du Salvador et des Antilles.
«C'est
bien d'être proche d'une culture, d'avoir une référence.
Il y a un retour plus profond à mes racines, bien qu'avec
le métissage musical que je pratique, ma musique ne peut
pas être rattachée à un style précis»,
annonce Monica Freire, qui travaille déjà à
son prochain album, prévu pour l'automne 2007, après
quelques allers-retours Québec-Brésil.
Pendant
son spectacle, tout en simplicité, Monica et sa bande n'hésitent
pas à marier rythmes latins et arts visuels multimédias.
Air de Bahia
C'est
dans la région de Bahia, le nord-est du Brésil où
est née Monica Freire, que tous les bateaux d'esclaves
faisaient escale lors de la colonisation. Le gros de la population
est d'origine africaine. Or qui dit Afrique, dit tambours et percussions.
Puis
des voix et des guitares partout, des parents qui chantent dans
les chorales, des albums de chanteurs aux propos engagés
socialement (Caetano Veloso, Gilberto Gil) qu'elle apprend par
coeur, une mère qu'elle admire, cette femme qui dirige
une école publique en milieu très défavorisé,
Monica Freire est arrivée à Montréal avec
tout ce bagage.
«On
ne réalise pas à quel point cette paix sociale est
précieuse. Ici, je ne suis étouffée par aucun
mode de vie. Ç'a influencé ma musique. Tout ça
ne se ferait pas sans les gens», de conclure la grande voyageuse.
Monica
Freire et ses musiciens, Dan Gigon et Max Sanssalone, seront au
Théâtre des Muses de la Maison des arts de Laval,
demain soir, jeudi 8 février, 20h. Information: 450 667-2040.
(B.L.)
Par
Benoit LeBlanc
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