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14/06/2006
07:32
Les
Brésiliennes ne ratent rien...
Dominic Fugère
Le Journal de Montréal
Mondial 2006
© AP
Photo/Renzo Gostoli
Les Brésiliennes
sont parfaites. En plus d'être belles à croquer, elles sont
aussi maniaques de sport que leurs hommes... à tout le moins pendant
le Mondial !
Hier, au
Bayou Brasil, rue Saint-Denis, il y avait autant de dames que de mâles.
Et ce sont les mulheres qui étaient le plus sur le party.
Une grosse
heure avant l'affrontement de la Seleçao contre la Croatie, le
trottoir était déjà envahi de danseuses de samba
toutes vêtues du jaune brésilien.
Avec ses
amies - dont certaines ont des souvenirs d'enfance du Mondial de 1958
-, Tatiana Tourville se dandinait au son de l'orchestre de samba Bateria
Le Bloco.
«Pour
nous, le football sans la samba, ça n'existe pas», dit-elle.
«On
est partis de la maison avec les drapeaux, les chandails et la musique,
ajoute Terezinha Souza. On aime le sport nous aussi. Pour le party et
pour le sport !»
De mère
en fille
Monica
Tawa était là, à danser avec sa mère, Elizabeth.
«Mon
père est égyptien, donc c'est ma mère brésilienne
qui m'a transmis la fièvre du soccer», explique Monica, charmante
comme on imagine les Brésiliennes.
Un peu
plus bas sur le trottoir de la rue Saint-Denis, trois petites filles tiennent
le drapeau vert, jaune et bleu du Brésil en criant «Brraaaa-ziiiiiil»
de leurs petites voix stridentes.
«On
a raté l'école pour être ici, confie Gabriela Mejia»,
sans même qu'on lui demande ce qu'elle fait là.
La petite
de 13 ans et ses cousines Stéphanie, 11 ans, et Tania, 9 ans, sont
aussi énervées que leurs aînées devant le Bayou
Brasil.
Leur tante,
Suzanne Mejia, sort la tête de la fenêtre et explique: «C'est
ma faute si elles sont ici, c'est moi qui ai convaincu leur père
de les sortir de l'école !»
Papa Alvaro
Mejia acquiesce: «De toute façon, chez les Brésiliens,
ce sont toujours les femmes qui mènent ! Même si j'avais
voulu leur faire voir le match, j'aurais eu besoin de la permission de
la maman!»














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