Un
nouveau dinosaure découvert au Brésil
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29/08/06 - Une nouvelle espèce de dinosaure de
la famille des titanosaures, de 13 m de long et pesant 9 tonnes
qui vivait au Brésil il y a 80 millions d'années,
a été présentée lundi par une équipe
de paléontologues de l'Université de Rio de Janeiro.
AFP. Photo
AFP

Le
nouveau dinosaure a été baptisé MaxaKalisaurus
topai, en hommage aux indiens MaxaKali qui vivaient dans la région
où les os ont été trouvés, à
45 km de Prata, dans l'ouest de l'État du Minas Gerais,
a expliqué Alexander Kellner, coordinateur de l'équipe
qui l'a découvert. Le nom de l'espèce vient aussi
de Topa, une divinité que les Maxakalis adoraient, selon
M. Kellner.
«C'est
le premier dinosaure de grande taille (entièrement) décrit
et monté au Brésil», a précisé
M. Kellner, à propos de la réplique grandeur nature
préparée par des spécialistes de l'Université
fédérale de Rio (URFJ) sur la base des ossements
trouvés.
«Plus
important que la découverte de cette sous-espèce,
c'est la reconstitution (en résine) d'un dinosaure de cette
taille qui est notable : elle a pris trois ans», a précisé
à l'AFP M. Kellner.
Selon
le paléontologue, ce dinosaure herbivore se différencie
des autres titanosaures - un groupe des sauropodes qui était
répandu sur une grande partie des continents (Amérique
du Sud, Afrique, Europe) au Crétacé supérieur
- en raison de la configuration particulière des vertèbres
sacrées et de celles de la queue notamment.
Cette
nouvelle espèce «se rapproche du saltasaure»,
a précisé M. Kellner, ajoutant que la plus grande
partie du matériel était «articulée»
et a été trouvée «sur une zone de 40
m2».
Les
premiers vestiges avaient été découverts
il y a dix ans et les excavations avaient eu lieu en 1998, 2000,
2001 et 2002. Près de six tonnes de matériel avaient
été extraites lors des fouilles.
À
travers l'étude, il a été possible de reconstituer
certains aspects de la vie de ce nouveau dinosaure. Près
de lui ont été découvertes des dents de «crocodilomorphes»
et de dinosaures carnivores.
Certains
os du Maxakalisaurus topai - tous conservés au Musée
national de l'URFJ - présentaient des marques de dents,
ce qui laisse supposer qu'il a été dévoré
par des animaux carnivores après sa mort.
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