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La
visite s'installe pour trois mois
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Par
Jean Saint-Pierre
04/10/07
- Débarqués vendredi, 18 jeunes du Brésil
et de partout au Canada réalisent des projets communautaires
à Sept-Îles. La langue devient un réel
défi dans le cadre de ce projet de Jeunesse Canada
Monde.
Le
groupe a voyagé en autobus de Rio Grando pour arriver
sur la Côte-Nord, vendredi soir. Les communications
s'effectuaient surtout en portugais au Brésil. À
Sept-Îles, ils apprendront le français.
Trois
mois au Brésil
«Les
premiers jours ont été difficiles là-bas.
Je ne connaissais ni la langue, ni les coutumes. J'ai appris
à échanger avec ma famille d'accueil»,
résume une participante de l'Alberta, Kim Misutka.
Selon
la responsable du projet, Amélie Sylvain, le plus
grand choc est venu avec la découverte des heures
de repas. Au Brésil, le souper est servi vers 22h30
le soir. Les jeunes s'impliquaient surtout dans des initiatives
de prévention dans le domaine de la santé
lors de leur séjour de trois mois dans une ville
de 30 000 habitants près de Porto Alegro.
Accueil
chaleureux
«Nous
avons reçu un accueil fantastique à Sept-Îles.
Les gens sont chaleureux. Je suis surpris de voir autant
d'activités culturelles. Le milieu artistique semble
dynamique», commente le brésilien, Guilherme
Schmidt. Le groupe arrivait en pleine Foire des Arts. Il
a visité la ville et ses commodités lors des
quatre premiers jours. Les jeunes du projet Jeunesse Canada
Monde amorcent leur travail dans différents lieux
dont le Cégep, l'école Gamache, l'école
secondaire innue, le Carrefour Jeunesse et le Centre d'action
bénévole.
«Les
préjugés identifiaient les gens d'une ville
nordique comme des personnes plus froides. Les visiteurs
ont été surpris des grandes accolades dès
l'arrivée. Je vois des étincelles dans les
yeux de tous. Les familles d'accueil jouent un rôle
important. Nous passerons un beau séjour à
Sept-Îles», remarque Amélie Sylvain.
«Je
voulais découvrir d'autres cultures, d'autres modes
de vie. Sept-Îles m'est apparue comme une belle petite
ville dès mes premières recherches sur Internet»,
de dire Kim Misutka. «Le travail social et volontaire
chez moi comme à l'étranger m'apporte une
vision différente du monde. Je n'ai jamais vu de
neige. J'ai bien hâte», indique Guilherme Schmidt.
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