Brésil,
nouvelles attaques contre le pouvoir
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lundi 07 août
SAO
PAULO, Brésil (AP) - Des coups de feu ont été
tiré contre des policiers, des bombes ont explosé
devant des bâtiments gouvernementaux et des bus ainsi que
des agences bancaires ont été incendiés lundi
à Sao Paulo dans ce qui semble être une nouvelle
vague d'attaques lancées par un gang connu dirigé
par des prisonniers.
Les
autorités n'ont pas fait état de victimes de ces
attaques visant les symboles de l'autorité dans et autour
de la plus grande ville d'Amérique du Sud mais d'après
l'agence de presse Agencia Estado, la police a tué deux
suspects, en a blessé un autre et arrêté un
troisième. Deux passants auraient été légèrement
blessés par l'explosion d'un cocktail Molotov lancé
sur un supermarché.
Une
forte déflagration a également endommagé
la façade du ministère régional de la justice
dans le centre-ville, détruisant des ordinateurs et autres
équipements à l'intérieur et faisant exploser
les vitres des immeubles voisins jusqu'au cinquième étage.
L'Agencia
Estado a ajouté que des coups de feu avaient été
tirés non loin dans les fenêtres d'un bâtiment
du ministère régional des finances et que deux personnes
en voitures avaient ouvert le feu sur un poste de police avant
de prendre la fuite à pied. Le service de presse du département
de la sécurité publique de l'Etat de Sao Paulo a
confirmé que plusieurs attaques avaient eu lieu tôt
dans la journée.
Une
dizaine d'agences bancaires, stations-service et un supermarché
ont aussi été incendiés aux petites heures,
selon les médias brésiliens. Une quinzaine de bus
ont été brûlés dans et autour de la
métropole.
En
mai, la ville s'était arrêtée de vivre lorsque
le principal gang de Sao Paulo, le Premier commando de la capitale,
avait lancé des attaques dans les rues et des dizaines
de prisons, déclenchant une semaine de violences qui s'étaient
soldées par la mort de près de 200 gardiens de prison,
criminels présumés, prisonniers et passants. Une
centaine d'autres attaques entre les 11 et 15 juillet ont fait
au moins six morts. La pègre protestait contre le transfert
de 700 de ses membres vers des prisons de haute sécurité.
Les chefs du gang auraient donné leurs ordres grâce
à des téléphones portables dissimulés
dans leurs cellules.
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